Tuesday, October 31, 2017

AfricaRice-Senegal trains ANCAR agricultural advisory service providers in rice production techniques

As part of a partnership between AfricaRice and the National Agricultural and Rural Advisory Agency of Senegal (ANCAR) to support the rice sector, 25 advisory service providers of ANCAR were trained in integrated rice crop management techniques, from 16 to 26 October 2017, at the AfricaRice Regional Training Center in Senegal.

ANCAR agricultural advisory service providers play a pivotal role in serving the information and technology needs of farmers in Senegal. The AfricaRice training course aimed to provide the advisory agents with the latest information on principles and practices of integrated rice crop management.

The hands-on course covered topics relating to rice production, integrated crop management, crop protection, seed production, storage and distribution techniques and agricultural advisory support techniques, among others.

The training program will help the agents to disseminate the knowledge gained to rice farmers in Senegal, leading to increased productivity and competitiveness of the rice value chain.

La Plateforme d’innovation (PI) dans la chaîne de valeur du riz crée des emplois, génère des revenus et sécurise les aliments à Bantè, au Bénin

Article de l’équipe du volet riz de SARD-SC
(Abiba Omar, Josey Kamanda et Sidi Sanyang)

Diplômé en comptabilité et en management, Loki Charles Cocou, 29 ans, a travaillé à temps partiel en tant qu’enseignant et a dispensé des cours à domicile à Cotonou, au Bénin. Cependant, ses revenus ne lui permettaient pas de subvenir aux besoins de sa femme et de ses trois enfants. Par conséquent, il est retourné à Bantè, son village, qui se situe dans le Centre du Bénin à près de 292 km de Cotonou.

La plupart des paysans de Bantè produisent de l’igname et du maïs pour la vente et pour leur consommation personnelle, de même que le coton et le cajou en tant que cultures de rente. Jusqu’à récemment, le riz a été produit à petite échelle et les riziculteurs n’étaient pas organisés en coopératives de producteurs.

De retour dans son village, Loki a cultivé du riz et, avec l’appui de l’organisation non gouvernementale « Entreprise territoire et développement » (ETD), il a rejoint le « Réseau des entreprises de services et organisations de producteurs » (RESOP) et a commencé la transformation de riz dans le cadre de dispositions contractuelles avec les riziculteurs.

Cependant, les rendements étaient faibles (en moyenne 2 tonnes par hectare), la qualité de paddy fournie par les producteurs était médiocre et la qualité de son riz usiné n’était assez bonne pour le marché. Par conséquent, étant donné que ses profits ne lui permettaient pas de payer ses dettes à temps et de prendre en charge les frais de scolarité de ses enfants, et de couvrir les charges de sa famille, il fut contraint de quitter le RESOP.

En 2014, AfricaRice et l’Institut national de recherche agricole du Bénin (INRAB) ont établi une plateforme d’innovation de la chaîne de valeur du riz (PI) à Bantè composée de producteurs de semences de riz, de revendeurs d’intrants, de riziculteurs, d’agents de vulgarisation, d’ONG, d’usiniers de riz, de décideurs politiques, d’institutions de microfinance, de commerçants, de transporteurs, d’agents des médias et de la recherche.

Les membres des PI ont été sensibilisés au besoin de travailler ensemble pour aborder les défis auxquels ils sont confrontés. AfricaRice a formé les riziculteurs à la production de semences de qualité et aux bonnes pratiques agricoles (BPA) et a fourni des semences de qualité de variétés de riz améliorées, des équipements pour la culture et la transformation (motoculteurs, batteuses et équipements d’usinage).

Encouragé par l’agent de vulgarisation local, le facilitateur de l’IP et les ONG locales, de nombreux producteurs ont rejoint la PI et adopté de nouvelles techniques de culture. Les résultats ont été tout de suite impressionnants : les rendements rizicoles ont augmenté passant de 4 à 5 tonnes par hectare. Cela a renforcé la confiance de Loki qui créa sa propre entreprise de transformation de riz appelée « Entreprise de transformation du riz du Bénin’ (ETRARIZ).

Loki Charles utilise l’équipement d’usinage
L’entreprise ETRARIZ achète le paddy auprès des producteurs et engage des femmes qui le trient pour se débarrasser des impuretés. Le paddy est par la suite usiné pour le débarrasser de la balle, poli et trié selon les catégories suivantes : long grain, grain de taille moyenne et riz brisé.

À la fin de ce processus, les femmes enlèvent les grains malades du riz usiné et conditionnent le produit fini en sacs de 1,5, 10 et 25 kg. Le riz est vendu sous la marque « IBILE » sur les marchés locaux et régionaux.

L’entreprise de Loki engage 5 employés permanents et 4 agents temporaires. Grâce à l’utilisation de l’équipement d’usinage qu’AfricaRice a fourni à l’IP, la qualité de son riz usiné s’est significativement améliorée et son riz peut à présent concurrencer favorablement le riz importé. AfricaRice a également sponsorisé sa participation à des foires pour promouvoir ses produits.

En 2016, il a transformé près de 300 tonnes de paddy et engrangé un bénéfice net de plus de 1 600 000 FCFA (près de 2 880 $US). Son activité est à présent rentable et a enrichi sa famille et apporté des opportunités. Fort de ce succès, Loki prévoit d’augmenter la capacité de son unité de transformation à 500 tonnes d’ici 2018.

Selon Loki, la mise en œuvre de l’approche de la PI est très louable. « Nous avons été formés aux bonnes pratiques agricoles, au leadership, et aux dispositions contractuelles et reçu de bons équipements. À présent, nous travaillons ensemble et améliorons nos résultats. Cela a apporté un grand changement dans les conditions de vie de ma famille et dans l’éducation de mes enfants ».

Loki est l’un des milliers d’acteurs des PI qui ont bénéficié du projet financé par la Banque africaine de développement (BAD) « Appui à la recherche pour le développement agricole des denrées stratégiques en Afrique » (SARD-SC) dont le volet riz est mis en œuvre par AfricaRice.

Outre son appui aux riziculteurs, aux producteurs de semences et aux usiniers, le projet SARD-SC a également aidé les transformatrices de riz à améliorer la qualité de leur riz étuvé en utilisant de bonnes pratiques d’étuvage et les équipements d’étuvage améliorés.


Plus de 745 étuveuses de trois villages au Bénin (Ajante, Agoua et Bantè) sont membres de la PI de Bantè. En juillet 2017, la PI de Bantè comptait 1 822 membres dont 41 % de femmes.

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Wednesday, October 25, 2017

Innovation platform (IP) in rice value chain creates jobs, generates income, and secures food in Bantè, Benin

Article contributed by SARD-SC ‘Rice component’ team members
(Abiba Omar, Josey Kamanda and Sidi Sanyang)

After graduating in accountancy and management, 29-year old Loki Charles Cocou worked as a part-time teacher and gave private lessons at home in Cotonou, Benin. However, his income was insufficient for the needs of his wife and three children. Consequently, he returned to Bantè, his home village, located in the center of Benin, about 292 km from Cotonou.

Most farmers in Bantè produce yam and maize for sale and subsistence, as well as cotton and cashew as cash crops. Until recently, rice was produced on a small scale and rice farmers were not organized into farmer cooperatives.

After returning to his village, Loki grew rice and, with support from the non­governmental organization ‘Enterprise territoire et développement’ (ETD), he joined the rice entrepreneurs network ‘Réseau des entreprises de services et organisations de producteurs’ (RESOP) and started to process rice under contractual arrangements with rice farmers.

However, yields were low (average of 2 tons per hectare), the quality of paddy supplied by farmers was poor, and the quality of his milled rice was not good enough for the market. Consequently, as his profit was insufficient to repay his loans on time, pay his children’s school fees, and cover the cost of living of his family, he was obliged to leave RESOP.

In 2014, Africa Rice Center (AfricaRice) and the national agricultural research institute ‘Institut national de recherche agricole du Bénin’ (INRAB) established a rice value chain innovation platform (IP) in Bantè with members comprising rice seed producers, input dealers, rice farmers, extension agents, NGOs, rice millers, policy makers, microfinance institutions, traders, transporters, research and media operatives.

IP members were sensitized on the need to work together to address their challenges. AfricaRice trained rice farmers on quality seed production and good agricultural practices (GAPs) and provided quality seed of improved rice varieties, farming and processing equipment (power tillers, threshers and milling machines).

Loki Charles using the milling machine
Encouraged by the local extension agent, IP facilitator and local NGOs, many farmers joined the IP and adopted new cropping techniques. The results were immediate and amazing: rice yields increased to 4-5 tons per hectare. This boosted Loki’s confidence and he created his own rice processing enterprise called ‘Entreprise de transformation du riz du Bénin’ (ETRARIZ).

The ETRARIZ enterprise purchases paddy from farmers and engages women to clean it to get rid of the impurities. The paddy is then milled to remove husks, polished and sorted into long grain, medium-sized grain and broken rice.

At the end of this process, the women remove diseased grains from the milled rice and pack the finished products into bags of 1, 5, 10 and 25 kg. The rice is sold under the brand name “IBILE” in local and regional markets.

Loki’s enterprise employs five permanent staff and four temporary staff. With the use of the milling machine provided to the IP by AfricaRice, the quality of his milled rice significantly improved and his rice can now compete favorably with imported rice. AfricaRice has also supported his participation in fairs to promote his products.

In 2016, he processed about 300 tons of paddy and made a net profit of more than 1,600,000 FCFA (about US$ 2,880). His business is now profitable and has brought in wealth and opportunities to his family. Based on this success, Loki is planning to expand the capacity of his rice processing unit to 500 tons by 2018.

According to Loki, the implementation of the IP approach is an excellent thing. “We received training in good agricultural practices, leadership, and contractual arrangements and received good equipment. Now we work together and improve our outputs. It has brought a big change in the living conditions of my family and education for my children".

Loki is one of the thousands of IP stakeholders who have benefited from the African Development Bank (AfDB)-funded project ‘Support to Agricultural Research for Development of Strategic Crops in Africa’ (SARD-SC), for which the rice component is implemented by AfricaRice.

In addition to its support to farmers, seed producers and millers, the SARD-SC project also helped women rice processors to improve the quality of their parboiled rice using good parboiling practices and improved parboiling equipment.

Over 745 women parboilers from three villages in Benin (Ajante, Agoua, and Bantè) are members of the Bantè IP. As of July 2017, the Bantè IP had 1,822 members, 41% of which were women.
 

Thursday, August 3, 2017

Nigeria releases AfricaRice “flood-tolerant” rice strains

In a major breakthrough for Nigeria, which is subject to recurrent and devastating flooding, two high-yielding flood-tolerant rice varieties developed by the Africa Rice Center (AfricaRice) – FARO 66 and FARO 67 – have been officially approved for cultivation. 

The flood-tolerant varieties were selected based on farmers' rankings and results of on-station, multilocation and on-farm trials conducted in partnership with the National Cereals Research Institute (NCRI) and the National Rice and Maize Center (NRMC). 

“For the first time in Nigeria, vulnerable rice farmers in flood-prone areas will have access to this powerful innovation,” said Dr Ramaiah Venuprasad, AfricaRice lowland rice breeder, who led the team that achieved this feat. Rainfed lowlands occupy more than 70% of total rice area in Nigeria and are prone to recurrent flooding caused by heavy rainfall or overflow of nearby rivers.

Yield losses resulting from flooding may range from 10% to total crop loss. In 2012, when Nigeria experienced the worst flooding in 40 years, floods reduced rice production by about 22%. Flooding is expected to be increasingly problematic under global warming, as studies by AfricaRice on future rice climates project massive increases in overall precipitation in north and northwest Nigeria. 

Most rice varieties can get severely damaged or killed within a week of severe flooding. “Depending on the intensity of flooding, it can reduce yield, it can prolong the growth duration and in extreme cases, it can cause total crop loss,” said Dr Venuprasad. “We have seen this happen in many places in Nigeria.”

Dr Venuprasad explained that the only possible solution to tackle this problem is the use of flood-tolerant varieties. His team used marker-assisted breeding to introduce into popular Nigerian rice varieties a gene, called ‘SUB1’, which confers to rice plants the ability to tolerate complete short-term submergence.

This technique has been very successfully used in Asia to upgrade popular Asian rice varieties with submergence tolerance. For instance, Swarna-Sub1 (popularly named the ‘scuba rice’) is the first submergence-tolerant high-yielding rice variety developed in Asia that was released in 2009. It is grown by more than 1.3 million farmers in India.

Thanks to the achievement by Dr Venuprasad’s research team, rice farmers in Africa can now benefit from the SUB1 technology. Dr Venuprasad explained that initial efforts to introduce the SUB1 varieties directly from Asia were unsuccessful as these varieties were not locally adaptable. AfricaRice therefore decided to upgrade locally adapted popular rice varieties for submergence tolerance.

Highlighting the advantages of the flood-tolerant varieties developed for Nigeria, Dr Venuprasad said, “Compared to their parents, in addition to submergence tolerance, they have higher yield potential and suitable growth duration and height.” Like their parents, they have good grain quality with medium-long slender grains and are moderately tolerant to iron toxicity.

Under submergence, FARO 66 can yield about 80 times higher than its parent FARO 52, which cannot survive this condition. “This makes FARO 66 a clear alternative for planting in flood-prone areas,” said Dr Venuprasad. Even under non-submergence conditions, FARO 66 showed a yield advantage of about 6-11% in multilocation and on-farm trials. It matures a week earlier than its parent.

Similarly, FARO 67 can yield at least 10 times higher than its parent FARO 60 under submergence. Under non-submergence conditions, FARO 67 showed yield advantage of 10-29% in on-station, multilocation and on-farm trials. It was favored by farmers for its height and larger quantity of biomass that can be used as livestock feed or as mulch to improve crop yields.

The flood-tolerant varieties are thus a result of precision breeding and are not genetically modified organisms. As they provide farmers with protection against short-term flooding and serve as a type of ‘insurance policy,’ farmers can feel reassured and invest in agricultural inputs such as fertilizer, leading to higher rice yields.

Dr Venuprasad gratefully acknowledges that partnership with national agricultural systems such as NCRI and NRMC and with international institutes, such as the International Rice Research Institute (IRRI), has been a key factor in the development of the flood-tolerant varieties for Nigeria. 

The work on the development of the flood-tolerant varieties for Nigeria was supported by theBill & Melinda Gates Foundation-funded ‘Stress-tolerant rice for Africa and South Asia’ project led by IRRI. The Asian SUB1 lines from IRRI were used as donor lines of SUB1 gene as part of this project.

The testing of the flood-tolerant varieties in Nigeria was supported by the United States Agency for International Development-funded ‘Seed scaling’ project, the African Development Bank-funded ‘Support to agricultural research for development of strategic crops in Africa’ project and the Bill & Melinda Gates Foundation-funded ‘Rapid mobilization of alleles for rice cultivar improvement in sub-Saharan Africa’ project.

The main challenge now is to produce enough quantities of seed of these varieties and get those seeds quickly into the hands of Nigerian farmers. “There is already a lot of interest in getting seed of the flood-tolerant varieties,” said Dr Venuprasad. A roadmap to multiply and distribute seeds to farmers with the help of government agencies and private seed companies is being developed.

The potential for impact of these flood-tolerant varieties is huge in Nigeria, which is the largest producer of rice in West Africa and the second largest importer of rice in the world. Rice is an important food security crop as well as an essential cash crop in the country. 

The submergence-tolerant rice varieties are also being tested through the Africa-wide Rice Breeding Task Force for their adaptability to other African countries that are flood-prone. Five potential flood-tolerant varieties are under testing in Madagascar. 

Attaining self-sufficiency in rice production is an important goal of many African countries, including Nigeria. The flood-tolerant varieties can contribute to achieving this goal by boosting rice production and helping reduce dependence on costly rice imports.

Le Nigeria homologue des variétés de riz d’AfricaRice « tolérantes aux inondations »

Dans une percée technologique au Nigeria, qui connaît des inondations récurrentes et dévastatrices, deux variétés de riz à haut rendement, tolérantes aux inondations mises au point par le Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice) – FARO 66 et FARO 67 – ont été officiellement homologuées.

Les variétés tolérantes aux inondations ont été sélectionnées sur la base des notations de préférences des producteurs et des résultats des tests en station, multi sites et au champ effectués en partenariat avec l’Institut national de recherche sur les céréales (NCRI) et le Centre national pour le riz et le maïs (NRMC).

« Pour la première fois au Nigeria, les riziculteurs vulnérables des zones inondables auront accès à cette innovation très efficace, » a déclaré Dr Ramaiah Venuprasad, sélectionneur de riz de bas-fond à AfricaRice qui a dirigé l’équipe qui a obtenu ce résultat.

Les bas-fonds pluviaux représentent plus de 70 % des superficies totales emblavées en riz au Nigeria et sont exposés à des inondations récurrentes causées par de fortes pluies ou par le débordement de fleuves en crue à proximité.

Les pertes de rendement qui résultent des inondations peuvent aller de 10 % à la perte totale de la récolte. En 2012, lorsque le Nigeria a connu les pires inondations de ces quarante dernières années, les inondations ont causé une chute de la production rizicole de près de 22 %.

Les inondations pourraient être de plus en plus problématiques dans un contexte de réchauffement climatique mondial, car les études menées par AfricaRice sur les effets futurs du climat sur la riziculture projettent des augmentations massives des précipitations au Nord et au Nord-Ouest du Nigeria.

Au bout d’une semaine de graves inondations, la plupart des variétés de riz peuvent être gravement endommagées ou mourir. « Selon l’intensité des inondations, elles peuvent réduire les rendements, prolonger la durée de la croissance, et dans des cas extrêmes, anéantir totalement les cultures, » a affirmé Dr Venuprasad. « Cela s’est produit dans de nombreuses régions du Nigeria. »

Dr Venuprasad a ajouté que la seule solution possible pour aborder ce problème est d’utiliser des variétés tolérantes aux inondations. Son équipe a utilisé la sélection assistée par marqueurs pour introduire dans des variétés de riz nigérianes populaires un gène, appelé ‘SUB1’ qui confère aux plants de riz la tolérance à la submersion totale à court terme.

Cette technique a été utilisée avec franc succès en Asie en vue d’améliorer des variétés de riz populaires dotées de la tolérance à la submersion. Par exemple, Swarna-Sub1 (communément appelé ‘scuba rice’) est la première variété de riz à haut rendement tolérante à la submersion mise au point en Asie et homologuée en 2009. Plus de 1,3 million de producteurs cultivent cette variété en Inde.

Le succès de l’équipe de recherche de Dr Venuprasad permettra aux riziculteurs d’Afrique de bénéficier à présent de la technologie du gène SUB1. Dr Venuprasad a expliqué que les premières tentatives d’introduction des variétés SUB1 directement de l’Asie ont échoué, car ces variétés ne s’adaptaient pas localement. AfricaRice a alors décidé d’améliorer des variétés populaires adaptées aux conditions locales.

Soulignant les avantages des variétés tolérantes aux inondations mises au point pour le Nigeria, Dr Venuprasad a déclaré, « comparées à leurs parents, outre la tolérance à la submersion, leur potentiel de rendement est plus élevé. Elles se caractérisent aussi par une durée de croissance et une hauteur appropriées. » Tout comme leurs parents, ces variétés tolérantes ont des grains moyennement longs et fins, et présentent une tolérance modérée à la toxicité ferreuse.

En condition de submersion, FARO 66 peut avoir un rendement 80 fois plus élevé que celui de son parent FARO 52, qui ne peut pas survivre dans ce milieu. « Cela fait de FARO 66 une alternative avérée pour le semis dans des zones inondables, » a déclaré Dr Venuprasad. Même en condition de non-submersion, FARO 66 a présenté un avantage en termes de rendement de près de 6–11 % lors des essais multi sites et des essais au champ. Cette variété arrive à maturité une semaine avant son parent.

De même, FARO 67 a un rendement 10 fois plus élevé que celui de son parent FARO 60 en condition de submersion. Même en condition de non-submersion, FARO 67 a présenté un avantage en termes de rendement de près de 10–29 % lors des essais multi sites et des essais au champ. Les producteurs l’ont préféré du fait de sa hauteur et de la biomasse plus importante qui peut être utilisée comme fourrage ou paillis pour augmenter les rendements des cultures.

Les variétés tolérantes aux inondations résultent ainsi de la sélection de précision et ne sont pas des organismes génétiquement modifiés. Elles protègent les producteurs des périodes de courtes inondations et servent de garantie ; les producteurs sont rassurés et investissent dans des intrants agricoles tels que les engrais, ce qui donne des rendements rizicoles plus élevés.

Dr Venuprasad reconnaît qu’un facteur clé de ce succès a été le partenariat avec les systèmes nationaux de recherche agricole tels que NCRI et NRMC et avec les instituts internationaux tels que l’Institut international de recherche sur le riz (IRRI).

Le développement des variétés tolérantes aux inondations pour le Nigeria a été appuyé par le Projet « Riz tolérant au stress pour l’Afrique et l’Asie du Sud » financé par la Fondation Bill & Melinda Gates et dirigé par l’IRRI. Les lignées asiatiques SUB1 de l’IRRI ont été utilisées comme lignées donneuses du gène SUB1 dans le cadre de ce projet.

Les tests des variétés tolérantes aux inondations au Nigeria ont été appuyés par le projet « Seed scaling » financé par l’Agence américaine pour le développement international, le projet « Appui à la recherche agricole pour le développement de denrées stratégiques en Afrique » financé par la Banque africaine de développement et le projet « Mobilisation rapide des allèles pour l’amélioration des cultivars de riz en Afrique subsaharienne » financé par la Fondation Bill & Melinda Gates.

Le principal défi à présent est de produire suffisamment de semences de ces variétés et d’approvisionner rapidement les producteurs nigérians. « Il existe déjà un engouement pour les semences de variétés tolérantes aux inondations, » a affirmé Dr Venuprasad. Une feuille de route relative à la multiplication et à la distribution des semences aux producteurs avec l’aide des agences du gouvernement et des sociétés semencières privées est en cours d’élaboration.

L’impact potentiel de ces variétés tolérantes aux inondations est considérable au Nigeria, qui est le plus grand producteur de riz en Afrique de l’Ouest, et le second plus grand importateur de riz dans le monde. Le riz est un aliment important pour la sécurité alimentaire et aussi une culture de rente incontournable dans le pays.

Les variétés de riz tolérantes à la submersion sont également testées à travers le Groupe d’action sélection rizicole à l’échelle de l’Afrique pour leur capacité d’adaptation dans d’autres pays africains sujets aux inondations. Cinq variétés potentiellement tolérantes aux inondations sont en train d'être testées à Madagascar.

Parvenir à l’autosuffisance en production de riz est un important objectif de nombreux pays africains, y compris le Nigeria. Les variétés tolérantes aux inondations peuvent contribuer à atteindre cet objectif en boostant la production rizicole et en contribuant à réduire la dépendance à l'égard d'importations de riz de plus en plus coûteuses.

Thursday, July 13, 2017

Inauguration of the Africa-Korea Rice Breeding Laboratory (AKRiL), AfricaRice Regional Station in Senegal

The inauguration ceremony of the newly set up Africa-Korea Rice Breeding Laboratory (AKRiL) was held on 13 July 2017, at the AfricaRice Regional Station, Saint Louis, Senegal. The laboratory has been donated by the Rural Development Administration (RDA) of the Republic of Korea under the Korea-Africa Food and Agriculture Cooperation Initiative (KAFACI) to develop elite rice varieties for Africa, as part of the Africa Rice Development Partnership.
  
The partnership seeks to broaden the African rice gene pool with high yield and quality traits from Korean rice germplasm. It will also enhance African rice breeding capacity by training national rice breeders, particularly in the application of anther culture, which has high potential to increase rice yields in Africa.

Dignitaries attending the inauguration of AKRiL included Dr Kyu Seong Lee, Director General of the International Technology Cooperation Center (ITCC), RDA, Korea; Dr Cho Gyoung-rae, Secretary General, KAFACI; Dr Jane Ininda, Associate Program Director, Alliance for a Green Revolution in Africa (AGRA); Dr Alioune Fall, Director General of the Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA); and Dr Etienne Duveiller, AfricaRice Deputy Director General.

Dr Kyung-Ho Kang, Project Coordinator, gave a guided tour of AKRiL after the unveiling of the plaque and cutting of the ribbon. A sapling was planted to commemorate the celebration. 

Tuesday, July 11, 2017

AfricaRice launches online weather database for researchers

Africa Rice Center (AfricaRice) is pleased to announce the launch of its online weather database to facilitate sharing of all its weather data with researchers within the Center and amongst its partners, particularly the national agricultural research systems.
“The website will provide access to daily weather records owned or distributed by AfricaRice,” said Dr Pepijn van Oort, Crop Modeler at AfricaRice, who has been closely involved in building the database.
The database includes historical weather data owned by the Center and daily weather data from weather stations set up in major rice hubs across sub-Saharan Africa (SSA). It has also daily weather data from public data sources developed and quality-controlled by the AgMERRA project.
Long-term daily weather database is a prerequisite for studying the agricultural impacts of climate variability and climate change. Such estimates are critical for assessing yield gaps and food security scenarios, developing appropriate agricultural technologies and targeting agricultural investments.
However, it is generally difficult for agricultural scientists to obtain reliable long-term daily weather records from many regions (e.g., SSA). Sometimes the records are not available or if available, they have wrong and incomplete information. Often users have to pay high prices or follow long  bureaucratic procedures to get access to such data.
“Such procedures can cause much frustration amongst scientists,” said Dr van Oort. “The AfricaRice online weather database can be freely accessed, with no restrictions. We are keen to maximize access to reliable weather records and avoid loss of data.”
Dr van Oort explained that the development of the AfricaRice weather database and website started in 2012, when the Center distributed weather stations to its national partners in the 46 rice hubs set up in SSA. Then, data from AfricaRice research sites in Cotonou (Benin), M’bé (Côte d’Ivoire) and Ndiaye and Fanaye (Senegal) were added.
“In my work, I often use climate forcing datasets for crop modeling, however such datasets are in a format meant for meteorologists, which is not useful for agronomists and plant breeders,” remarked Dr van Oort. “So, we process them into the same format as the rest of the AfricaRice weather data.”
The AfricaRice online weather database is managed by Ms Perpetue Kouamé, Research Assistant under Dr van Oort. “It has been exciting to develop and maintain this website. I am responsible for its performance, integrity and quality control,” Ms Kouamé said.
Gratefully acknowledging the contributions of partners, Dr van Oort said, “This database could not have been built without the collaborative effort of various partners in collecting weather data.”
He highlighted that the AfricaRice online weather database will continue to grow. “We hope that the database will draw many interested visitors and that the agricultural research community in SSA can fully benefit from it.

AfricaRice lance une base de données météorologiques en ligne à l’intention des chercheurs

Le Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice) a le plaisir d’annoncer le lancement de sa base de données météorologiques en ligne afin de faciliter le partage de toutes ses données météorologiques avec ses chercheurs et ses partenaires, en particulier les systèmes nationaux de recherche agricole.
 « Le site Web donnera accès aux bulletins météorologiques quotidiens détenus ou distribués par AfricaRice, » a dit Dr Pepijn van Oort, spécialiste de la modélisation des cultures à AfricaRice, et qui a été étroitement impliqué dans la création de la base de données.
La base de données inclut les données météorologiques antérieures détenues par le Centre et les données météorologiques quotidiennes provenant des stations météorologiques installées dans les principaux pôles rizicoles en Afrique subsaharienne (ASS). Elle contient aussi des données météorologiques quotidiennes provenant des sources de données publiques développées par le projet AgMERRA.
La base de données météorologiques quotidiennes à long terme est un prérequis pour étudier les impacts agricoles de la variabilité et du changement climatiques. Ces estimations sont cruciales pour l’évaluation des écarts de rendement et des scénarios de sécurité alimentaire, le développement de technologies agricoles appropriées et le ciblage d’investissements agricoles.
Cependant, il est généralement difficile pour les chercheurs agricoles d’obtenir des données météorologiques quotidiennes fiables à long terme dans beaucoup de régions (ex., ASS). Des fois, les données ne sont pas disponibles ou si elles le sont, elles contiennent des informations erronées et incomplètes. Souvent, les utilisateurs doivent payer très cher ou suivre des procédures bureaucratiques qui sont longues  pour avoir accès aux données.
 « De telles procédures peuvent causer beaucoup de frustration chez les chercheurs,» a dit Dr van Oort.  « On peut accéder gratuitement et sans restriction à la base de données météorologiques en ligne d’AfricaRice. Nous tenons à maximiser l’accès aux données météorologiques fiables et éviter la perte de données.»
Dr van Oort a expliqué que le développement de la base de données météorologiques d’AfricaRice a commencé en 2012, lorsque le Centre a distribué des stations météorologiques à ses partenaires nationaux dans les 46 pôles rizicoles mis en place en ASS. Par la suite, les données des sites de recherche d’AfricaRice à Cotonou (Bénin), M’bé (Côte d’Ivoire) et Ndiaye et Fanaye (Sénégal) ont été ajoutées.
 « Dans mon travail, j’utilise souvent des ensembles de données de forçage du climat pour la modélisation des cultures. Cependant, ces ensembles de données sont dans un format conçu pour les météorologues, ce qui n’est pas utile pour les agronomes et les sélectionneurs, » a fait remarquer Dr van Oort.  « Donc, nous les traitons dans le même format que le reste des données météorologiques d’AfricaRice.»
La base de données météorologiques d’AfricaRice est gérée par Mme Perpetue Kouamé, Assistante de recherche sous Dr van Oort. « La création et l’entretien de ce site web sont passionnants, puisque je suis chargée de sa performance, son intégrité et de son contrôle qualité, » a dit Mme Kouamé.
Reconnaissant les contributions des partenaires, Dr van Oort a dit, « Le développement de cette base de données n’aurait pas pu être possible sans l'effort collaboratif de divers partenaires dans la collecte des données météorologiques. »
Dr van Oort a souligné que la base de données météorologiques en ligne d’AfricaRice va continuer de s’agrandir. « Nous espérons que la base de données va attirer beaucoup de visiteurs intéressés et que la communauté de la recherche agricole en ASS va profiter pleinement d’elle. »

Thursday, July 6, 2017

AfricaRice Director General congratulates AfDB President Dr Akinwumi Adesina – 2017 World Food Prize Laureate

Hearty Congratulations from AfricaRice to
Dr Akinwumi Adesina – 2017 World Food Prize Laureate

AfricaRice Director General Dr Roy-Macauley (left) with
African Development Bank President Dr Akinwumi Adesina
On behalf of the AfricaRice family and on my own personal behalf, I would like to extend our heartfelt congratulations to you for this richly deserved honor of being awarded the 2017 World Food Prize, known as the “Nobel Prize’’ for Food and Agriculture.

AfricaRice would like to share this proud moment with you because of your close association with the Center, first as a member of staff when the Center was called WARDA and your continued support to its activities in your various other capacities, wherein food and agriculture have been key in your vision for the development of Africa.

Your profound vision to transform the agricultural sector in Africa into an engine of economic growth through strong policies, institutions and leadership and your relentless efforts to uplift smallholder farmers in Africa are certainly most deserving of the World Food Prize.

All through your distinguished career, you have been one of the most passionate and committed supporters of agricultural research and development for Africa. You will without doubt continue to be an inspiration to young African professionals, providing them with a shining example they can emulate in their own lives.

As you write the next proud chapter in the transformation of African agriculture and the economic development of the continent, we offer our wholehearted support for the realization of your vision of a prosperous, productive and food-secure Africa.

Sincerely yours,


AfricaRice Director General

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Monday, June 19, 2017

Remise officielle des semences certifiées des variétés prometteuses de riz aux producteurs des plateformes d’innovation de Glazoué, Bantè et Malanville au Bénin

Vue d’ensemble après la réception des semences
au niveau de la Plateforme d’innovation de Malanville
(Rapport de synthèse par Mme Iliyath Bello, Assistante de recherche, Sélectionneur riz, Sous-Programme recherche rizicole, CRA-sud, INRAB)

Une remise officielle des semences certifiées de variétés prometteuses de riz (BRIZ-10B ; NERICA-L-19 ; NERICA-L-56) aux producteurs des plateformes d’innovation de Glazoué, de Bantè et de Malanville a eu lieu à Glazoué le 24 mai et à Malanville le 26 mai 2017.

Remise de semences par Dr Patrice ADEGBOLA,
Directeur général de l’INRAB
Dans le cadre des activités du projet « Appui à la recherche agricole pour de cultures stratégiques en Afrique » (SARD-SC), dont la composante riz est coordonné par le Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice), des entrepreneurs semenciers ont été retenus pour la multiplication des semences des variétés élites de riz.

Remise de semences par le maire de Glazoué
Après la multiplication, ces semences ont été rachetées par le Centre de recherche agricole sud (CRA-sud), grâce à la contribution des projets UEMOA-AfricaRice, SARD-SC, et le projet ‘Riz tolérant au stress pour l'Afrique et l'Asie du Sud’ (STRASA). Ces variétés seront désormais intégrées dans la chaîne de production du riz au Bénin. 

Remise de semences par Mr Cyriaque AKAKPO,
Personne ressource invitée
La cérémonie a connu la participation de plusieurs autorités telles que le Directeur général de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (INRAB), le Maire de la commune de Glazoué, le Directeur du CRA-sud ; des chercheurs du Sous-Programme recherche rizicole ; des producteurs et semenciers venus des plateformes d’innovation de Glazoué (qui prend en compte les acteurs dans les communes de Dassa et de Savalou), de Bantè et de Malanville.

Dans une brève allocution d’ouverture, chacune des autorités a présenté l’avantage de cette cérémonie pour la résilience aux changements climatiques et la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Remise de semences par Mme Iliyath BELLO,
Sélectionneur riz/Responsable du
Sous-Programme recherche rizicole
La cérémonie officielle de remise des semences de variétés élites de riz au profit des producteurs s’est bien déroulée. Après la remise des semences, les récipiendaires ont pris l’engagement d’intégrer la dissémination des nouvelles variétés dans les activités au sein des plateformes d’innovation.

Des recommandations suivantes ont été faites à l’endroit des producteurs :
  • Bien prendre soin des semences et entretenir les parcelles de production.
  • Assurer la poursuite de la chaîne de dissémination des variétés élites en donnant 5 kg de semences à chacune des cinq producteurs identifiés à la fin de la campagne agricole.