Tuesday, May 15, 2018

Les producteurs ivoiriens de semences formés à la production de semences de riz à la station de recherche de M’bé d’AfricaRice


Près de 30 producteurs ivoiriens de semences ont pris part, du 7 au 11 mai 2018, à un atelier de formation organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), l’Office national de développement de la riziculture (ONDR) et le Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice) portant sur « la production de semences de riz de qualité » à la station de recherche d’AfricaRice à M’Bé, près de Bouaké en Côte d’Ivoire.

La formation a été organisée dans le cadre de la coopération Sud-Sud entre la FAO et le Venezuela intitulé « Partenariat pour le développement de systèmes à base riz durables en Afrique subsaharienne ». Cet événement a été initié pour appuyer la Stratégie nationale de développement de la riziculture (SNDR).

L’objectif principal de l’atelier de formation, était de doter les producteurs de semences de connaissances à jour, de principes et des meilleures pratiques et des compétences en vue de la production de semences de riz de qualité. AfricaRice a dispensé cette formation en partenariat avec l’ONDR et le Ministère de l’agriculture et du développement rural (MINADER), qui ont présenté certains modules.

« Les participants ont appris comment produire des semences de riz de qualité et comment gérer les pratiques post-récolte et les activités de traitement des semences afin de prévenir la contamination et de protéger la vigueur et la viabilité des semences, » a affirmé Dr Saidu Bah, spécialiste de la production des semences à AfricaRice qui a coordonné cet atelier de formation.

L’atelier a couvert tous les aspects de la production technique et une attention particulière a été accordée aux activités post-récolte. Dr Drissa Silué, Phytopathologiste à AfricaRice, a présenté les modules sur la gestion de la santé des semences. Le programme a également inclus des présentations sur la législation semencière et le processus de certification des semences.

Un temps fort de l’atelier était une présentation de Mme Maïmouna Coulibaly ressortissante du Mali, PDG de la compagnie semencière  Faso Kaba. Mme Coulibaly a reçu le Prix de l’alimentation de l’Afrique 2017 pour avoir produit et commercialisé des semences de qualité pour les producteurs. Sa présentation à l’atelier a été suivie de vives discussions sur les meilleures pratiques de production de semences de riz de qualité.

Les participants ont fortement apprécié l’opportunité de recevoir une connaissance théorique et pratique. Ils ont apprécié l’expérience de la visite de la Banque de gènes d’AfricaRice et les interactions avec Dr Marie-Noelle Ndjiondjop, Responsable de l’Unité des Ressources génétiques et les membres de son équipe. La Banque de gènes d’AfricaRice détient la plus grande collection de riz en Afrique avec plus de 20 000 obtentions.

Photos
Scènes de l'atelier de formation sur la « Production de semences de riz de qualité », 7-11 mai 2018, à la station de recherche d'AfricaRice à M'bé, Bouaké, Côte d'Ivoire. https://tinyurl.com/yc8fqkoq

Podcast audio
  • Allocution d'ouverture d'Etienne Duveiller, Directeur général adjoint d'AfricaRice, lors de l'atelier de formation sur « La production de semences de riz de qualité »https://tinyurl.com/y8hv8cad
  • Interview de Maïmouna Sidibé Coulibaly, PDG de FASO KABA, lors de l'atelier de formation sur « La production de semences de riz de qualité » https://tinyurl.com/y8d8og2s
  • Interview d'Emmanuel Coulibaly, ONDR, lors de l'atelier de formation sur « La production de semences de riz de qualité »https://tinyurl.com/ya923v48
  • Interview de Bamba Moussa, PCA de CODERIZ, lors de l'atelier de formation sur « La production de semences de riz de qualité » https://tinyurl.com/yc2fggt9
  • Interview de Dago Akissi Jeanne, CORIGUI, lors de l'atelier de formation sur « La production de semences de riz de qualité »  https://tinyurl.com/y7kw6s33
  • Interview de Faustin Lohouri, PDG de BILOHF, lors de l'atelier de formation sur « La production de semences de riz de qualité »  https://tinyurl.com/yckwmufw

Monday, May 14, 2018

Ivorian seed producers trained in quality rice seed production at AfricaRice M’bé Research Station


About 30 Ivorian seed producers participated in a training workshop organized by the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), the National Office for Rice Development (ONDR) and the Africa Rice Center (AfricaRice) on ‘Quality Rice Seed Production’, 7-11 May 2018, at AfricaRice research station in M’bé, Bouaké, Côte d’Ivoire.

The training program was organized as part of the South-South cooperation between FAO and Venezuela entitled "Partnership for the development of sustainable rice-based systems in sub-Saharan Africa." It was initiated to support the National Rice Development Strategy (NRDS).

The main objective of the training workshop was to equip the seed producers with up-to-date knowledge, principles, best practices and skills for quality rice seed production. AfricaRice conducted the training course in partnership with ONDR and the Ministry of Agriculture and Rural Development (MINADER), which presented certain modules.

“The participants learnt how to produce quality rice seed and how to manage the postharvest practices and seed processing activities to prevent contamination and protect the seed's vigor and viability,” said Dr Saidu Bah, AfricaRice Seed Production Specialist, who coordinated this training workshop.

The training workshop covered all aspects of seed production techniques and emphasis was given to post-harvest activities. Dr Drissa Silue, AfricaRice Plant Pathologist, presented the modules on seed health management. The program also included presentations on seed legislation and seed certification process.

A major highlight of the workshop was a presentation by Mrs Maïmouna Coulibaly from Mali, CEO of Faso Kaba seed company. Mrs Coulibaly received the 2017 Africa Food Prize for producing and marketing quality seed for farmers. Her presentation at the workshop was followed by a lively discussion on best practices for quality rice seed production.

The participants appreciated highly the opportunity to receive theoretical knowledge with hands-on practical knowledge. They treasured the experience of visiting the AfricaRice Genebank and interacting with Dr Marie-Noelle Ndjiondjop, Head of the Genetic Resources Unit, and her team members. The AfricaRice Genebank holds the largest rice collection in Africa with over 20,000 accessions.

Photos

Scenes from the training workshop on ‘Quality Rice Seed Production’, 7-11 May 2018, at AfricaRice research station in M’bé, Bouaké, Côte d’Ivoire. https://tinyurl.com/yc8fqkoq

Audio podcast
  • Opening remarks by Etienne Duveiller, Deputy Director General, AfricaRice at the training workshop on ‘Quality Rice Seed Production’ https://tinyurl.com/y8hv8cad
  • Interview of Maïmouna Sidibé Coulibaly, CEO, FASO KABA at the training workshop on ‘Quality Rice Seed Production’ https://tinyurl.com/y8d8og2s
  • Interview of Emmanuel Coulibaly, ONDR at the training workshop on ‘Quality Rice Seed Production’ https://tinyurl.com/ya923v48
  • Interview of  Bamba Moussa, PCA, CODERIZ at the training workshop on ‘Quality Rice Seed Production’ https://tinyurl.com/yc2fggt9
  • Interview of  Dago Akissi Jeanne, CORIGUI at the training workshop on ‘Quality Rice Seed Production’ https://tinyurl.com/y7kw6s33
  • Interview of  Faustin Lohouri, CEO, BILOHF at the training workshop on ‘Quality Rice Seed Production’ https://tinyurl.com/yckwmufw 
Photos

Scènes de l'atelier de formation sur la « Production de semences de riz de qualité », 7-11 mai 2018, à la station de recherche d'AfricaRice à M'bé, Bouaké, Côte d'Ivoire. https://tinyurl.com/yc8fqkoq

Podcast audio
  • Allocution d'ouverture d'Etienne Duveiller, Directeur général adjoint d'AfricaRice, lors de l'atelier de formation sur « La production de semences de riz de qualité » https://tinyurl.com/y8hv8cad
  • Interview de Maïmouna Sidibé Coulibaly, PDG de FASO KABA, lors de l'atelier de formation sur « La production de semences de riz de qualité » https://tinyurl.com/y8d8og2s
  • Interview d'Emmanuel Coulibaly, ONDR, lors de l'atelier de formation sur « La production de semences de riz de qualité » https://tinyurl.com/ya923v48
  • Interview de Bamba Moussa, PCA de CODERIZ, lors de l'atelier de formation sur « La production de semences de riz de qualité » https://tinyurl.com/yc2fggt9
  • Interview de Dago Akissi Jeanne, CORIGUI, lors de l'atelier de formation sur « La production de semences de riz de qualité »  https://tinyurl.com/y7kw6s33
  • Interview de Faustin Lohouri, PDG de BILOHF, lors de l'atelier de formation sur « La production de semences de riz de qualité »  https://tinyurl.com/yckwmufw

Thursday, April 12, 2018

AfricaRice Dr Robert Carsky Award for 2018


The annual award, which has been instituted by AfricaRice in honor of the late Dr Robert Carsky, is conferred on the most outstanding Internationally Recruited Staff (IRS) and the most outstanding General Support Staff (GSS), who have demonstrated high standards of excellence and made extraordinary contributions to rice research, training and research support.

Dr Khady Nani Dramé, Head of the AfricaRice Capacity Development Unit, received the 2018 AfricaRice Dr Robert Carsky Award for IRS on 11 April at the 43rd Meeting of the AfricaRice Board of Trustees, Abidjan, Côte d’Ivoire. She received the prestigious award in recognition of her outstanding contributions to rice research in Africa and her commitment to AfricaRice in its efforts to boost rice self-sufficiency in the continent.

The AfricaRice Guesthouse support team in Bouaké – Mr Joanny Zigani, Mr Pierre Batiebé and Mr Moussa Koné – received the 2018 AfricaRice Dr Robert Carsky Award for GSS not only for their efficiency, quality of service warmth and hospitality, but also for their exceptional dedication and the sacrifices they made to serve the guests, particularly during the Ivorian crisis period.

Mrs Rebecca Khelseau-Carsky was invited to hand over the 2018 AfricaRice Dr Robert Carsky Award to the winners.

Audio podcast :

Mrs Rebecca Khelseau-Carsky delivering her goodwill message at the 2018 AfricaRice Dr Robert Carsky Award ceremony

2018 AfricaRice Dr Robert Carsky Award : Dr Etienne Duveiller reading out the citation for the winner in the IRS category

2018 AfricaRice Dr Robert Carsky Award : Dr Paul Kiepe reading out the citation for the winners in the GSS category

Thursday, April 5, 2018

AfricaRice launches free mobile app for rice weed control in Africa

The Africa Rice Center (AfricaRice) has launched a powerful new decision-support tool, called ‘RiceAdvice-WeedManager,’ to help African rice farmers find the most effective and cost-efficient weed management strategies, matching their specific farming conditions and available resources.


Potentially all rice farmers in sub-Saharan Africa (SSA) can benefit from this interactive tool as it can be used across rice-growing environments, from rainfed uplands to fully irrigated lowlands, leading to significant improvements in efficiency, productivity and incomes. 



Weeds are serious constraints to rice production in SSA across all rice environments. AfricaRice surveys indicate that farmers perceive weed infestation as the predominant biotic constraint to rice production in SSA. Annual weed-inflicted yield losses in rice are conservatively estimated at 2.2 million tons per year in SSA, resulting in at least US$ 1.5 billon losses per year.



It is estimated that improved weed control, when combined with good soil fertility management, can raise rice yields by 1 ton per ha. Improved weed management is therefore vital to prevent losses in rice yield and production costs. For this, rice farmers in SSA need timely and reliable advice to make better decisions on the most appropriate weed control options. But at present they have limited access to such information.



The WeedManager app has been developed in close association with Co-Capacity, The Netherlands, with support from the CGIAR Research Program on Rice Agri-food Systems (RICE). It is strongly based on research findings of AfricaRice and its partners, who have long been involved in developing efficient weed management strategies that are affordable and feasible for resource-poor rice farmers in SSA. 



The app is now being field-tested with farmers in Nigeria and Tanzania with the help of the Competitive African Rice Initiative (CARI), commissioned by the German Federal Ministry for Economic Cooperation and Development (BMZ). “We are planning to organize training in the use of WeedManager app, which is an exciting tool for weed management,” said Dr Kazuki Saito, AfricaRice Agronomist.



The app provides a range of adapted recommendations for weed management – before, during and after the main rice-cropping season – based on information entered for each participating farmer relating to his/her field conditions, available resources (financial, human and natural resources and equipment) and prevailing weed problems. Each farmer decides which of the recommendations to adopt and can then be further advised and monitored by service providers. 



“The WeedManager app stimulates adoption of targeted and integrated weed management practices by smallholder rice farmers in SSA, helping to reduce their reliance on manual weeding. This contributes to sustainable productivity enhancement leading to food security and income generation,” explains Dr Jonne Rodenburg, former AfricaRice agronomist, who has spearheaded the development of the WeedManager app. Dr Rodenburg is currently Senior Lecturer/Researcher Agroecology at the Natural Resources Institute (NRI) of the University of Greenwich, United Kingdom. 



The WeedManager app can be used by farmers, extension workers, private companies involved in rice agri-business, development agencies and other stakeholders in Africa, who are interested in getting expert advice on weed management for rice production. It can also open opportunities for young professionals to serve as service providers by delivering personalized recommendations generated by the app to smallholder rice farmers and by assisting farmers during the implementation of the recommendations.



The WeedManager app can be freely downloaded from the Google Play Store on any Android device (smartphone or tablet). It is available in English and French, and other language versions are planned. The WeedManager app uses the same login data as the RiceAdvice app earlier launched by AfricaRice.

Related links :

AfricaRice lance une Application mobile gratuite pour lutter contre les adventices du riz en Afrique

Le Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice) lance un puissant outil novateur d’aide à la prise de décision appelé « RiceAdvice-WeedManager » pour aider les riziculteurs africains à trouver les stratégies de gestion des adventices les plus efficaces et moins onéreuses, adaptées aux conditions spécifiques de leurs exploitations agricoles et aux ressources dont ils disposent.

Cet outil interactif peut être potentiellement utilisé par tous les riziculteurs d’Afrique subsaharienne (ASS), car il peut être utile dans l’ensemble des environnements rizicoles (aussi bien les plateaux que les bas-fonds irrigués et pluviaux), aboutissant à des améliorations significatives en termes d’efficacité, de productivité et de revenus.

Les adventices sont de sérieuses contraintes à la production rizicole en ASS dans tous les environnements rizicoles. Les enquêtes d’AfricaRice indiquent que les producteurs perçoivent l’infestation d'adventices comme la contrainte biotique prédominante de la riziculture en ASS. Selon une estimation prudente, les pertes annuelles des rendements rizicoles s’élèvent à 2,2 millions de tonnes par an en ASS, engendrant des pertes d’au moins 1,5 milliard de $US par an.

Il est estimé qu’une meilleure lutte contre les adventices, associée à une gestion appropriée de la fertilité du sol, peut accroître les rendements rizicoles d’1 tonne par ha. Une amélioration de la gestion des adventices s’avère, de ce fait, vitale pour prévenir les pertes en termes de rendement et de coûts de production. Pour cette raison, les riziculteurs d’ASS ont besoin de conseils à temps opportun et fiables pour prendre de meilleures décisions sur les options les plus appropriées de lutte contre les adventices. Mais à présent ils ont un accès limité à des telles informations.

L’App WeedManager a été mise au point en étroite collaboration avec Co-Capacity (Pays Bas), avec l’appui du Programme de recherche du CGIAR sur les Systèmes agroalimentaires riz (RICE). Elle est fortement basée sur les résultats de recherche d’AfricaRice et de ses partenaires, qui sont impliqués depuis longtemps dans la mise au point de stratégies abordables et faisables de gestion efficiente des adventices à l’intention des riziculteurs pauvres en ASS.

L’App est à présent testée au champ avec les producteurs au Nigeria et en Tanzanie avec l’aide de l’Initiative africaine pour un riz compétitif (CARI) qui est financée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ).  « Nous prévoyons d'organiser des sessions de formation à l'utilisation de cet outil intéressant pour la gestion des adventices », a déclaré Dr Kazuki Saito, agronome d'AfricaRice.

L’App fournit une gamme de recommandations adaptées pour la gestion des adventices – avant, pendant et après la principale campagne rizicole – sur la base des informations saisies pour chaque producteur participant relatives aux conditions de son champ, aux ressources dont il dispose (financières, humaines et naturelles et équipements) et aux problèmes d’adventices prédominants. Chaque producteur décide des recommandations à adopter et peut recevoir d’autres conseils et être suivi par des fournisseurs de service.

« L’App WeedManager stimule l’adoption des pratiques de gestion ciblées et intégrées des adventices par des petits riziculteurs en ASS, ce qui contribue à réduire leur dépendance au désherbage manuel. Cela contribue à l’amélioration de la productivité durable donnant lieu à la sécurité alimentaire et à la génération de revenus », explique Dr Jonne Rodenburg, qui avait dirigé la mise au point de l’App WeedManager lorsqu’il était agronome à AfricaRice. Dr Rodenburg est actuellement Professeur/chercheur principal en agroécologie à l’Institut des Ressources naturelles (NRI) de l’Université de Greenwich au Royaume-Uni.

L’App WeedManager peut être utilisée par les producteurs, les agents de vulgarisation, les sociétés privées impliquées dans l’agrobusiness lié au riz, les agences de développement et d’autres acteurs en Afrique qui souhaitent recevoir des conseils d’experts sur la gestion des adventices pour la production de riz. Elle est également une opportunité pour les jeunes professionnels de servir de fournisseurs de services en livrant des recommandations personnalisées générées par l’App aux petits riziculteurs et en assistant les producteurs lors de la mise en œuvre des recommandations.

L’App WeedManager peut être téléchargée gratuitement à partir de Google Play Store sur tout terminal (smartphone ou tablette). Il est disponible en anglais et en français, et il est prévu d’ajouter d’autres langues. Les données de connexion de l’App RiceAdvice, lancée auparavant par AfricaRice peuvent être également utilisées pour l’App WeedManager.

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Wednesday, March 7, 2018

International Women’s Day: Addressing gender gaps in Africa’s rice sector


Women play a vital role in rice production systems and rice value chains in Africa. Yet in many countries and communities, they lack equal access to technical knowledge and technologies and control over assets and productive resources that are essential to improve their households’ food security and livelihoods.

AfricaRice strongly believes that closing the gender gap in Africa’s rice sector will maximize its impact on food and nutrition security and poverty alleviation. The Center has long been associated with the participatory varietal selection (PVS) approach, where special attention is given to getting feedback from women farmers.

“Our focus is to increasingly move towards gender-responsive research and reduce existing gender inequalities in rice farming and rice value chains,” stated Dr Gaudiose Mujawamariya, AfricaRice gender specialist. “Knowledge, criteria, needs and preferences of men and women farmers/users will be given importance at all stages of the research cycle.”

“The adoption of this strategy will help us to better integrate gender issues in the whole rice research-for-development cycle for an effective and sustainable impact on actors’ livelihoods in Africa,” said Dr Harold Roy-Macauley, AfricaRice Director General.

As part of its activities, AfricaRice is assessing gender gaps in access to information on improved agricultural practices, which is critical to enhance productivity and marketing opportunities.

A study by Zossou et al. titled ‘’Gender gap in acquisition and practice of agricultural knowledge: case studyof rice farming in West Africa,” revealed that the most quoted source in acquiring knowledge and information on rice farming technologies was ‘colleague farmers,’ implying the importance of social capital for rural African farmers.

The analysis also showed a significant gender gap in the level of knowledge and use of rice farming technologies in Côte d’Ivoire and Niger, with greater advantage for men over women. In Benin, on the other hand, women farmers seem to have better access than men to agricultural knowledge sources. No positive impact was however observed on their level of use of rice techniques. This maybe because of the vulnerability of women to poverty and lack of financial support.

The study recommends that, as a complement to formal extension approaches, interactive rural learning approaches, such as farmer-to-farmer videos, could be adopted to help farmers understand the underlying principles of improved technologies and enhance their ability to adopt and or innovate with local or limited resources.

“Video seems to be a powerful tool to solve the problem of participant selection bias in conventional training and to dilute the leadership power issue within farmer organizations,” the study concluded.

Journée internationale de la femme : Combler l’écart entre les hommes et les femmes dans le secteur rizicole en Afrique


Les femmes jouent un rôle essentiel dans les systèmes de production et dans les chaînes de valeur du riz en Afrique. Cependant, dans de nombreux pays et communautés, elles ne bénéficient pas d’un accès équitable à la connaissance technologique et aux technologies, et ne contrôlent pas les biens et les ressources productives qui sont essentiels pour améliorer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de leurs ménages.

AfricaRice est convaincu que combler le fossé entre les hommes et les femmes dans le secteur rizicole en Afrique permettra de minimiser son impact sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la réduction de la pauvreté. Le Centre a été longtemps associé à l’approche de la sélection variétale participative (PVS), où une attention particulière est accordée au feedback reçu des productrices.

« Notre priorité est d’aller de plus en plus vers une recherche sensible au genre et de réduire les inégalités existantes entre hommes et femmes dans la riziculture et dans les chaînes de valeur du riz, » a déclaré Dr Gaudiose Mujawamariya, spécialiste du genre à AfricaRice. « L’importance sera donnée à la connaissance, aux critères, aux besoins et aux préférences des hommes et des femmes producteurs/utilisateurs à tous les stades du cycle de la recherche. »

« L’adoption de cette stratégie nous aidera à mieux intégrer les questions de genre dans l’ensemble du cycle de recherche rizicole pour le développement en vue d’un impact effectif et durable sur les moyens d’existence des acteurs en Afrique, » a annoncé Dr Harold Roy-Macauley, Directeur général d’AfricaRice.

Dans le cadre de ses activités, AfricaRice évalue les écarts entre les hommes et les femmes dans l’accès à l’information sur les pratiques agricoles améliorées, ce qui est important pour améliorer la productivité et les opportunités de commercialisation.

Une étude réalisée par Zossou et al. intitulée « Gender gap in acquisition and practice ofagricultural knowledge: case study of rice farming in West Africa, » a révélé que la source la plus citée dans l’acquisition de la connaissance et des informations sur les technologies rizicoles était les ‘collègues paysans,’ ce qui implique l'importance du capital social pour les agriculteurs africains ruraux.

L’analyse a aussi fait ressortir un écart considérable entre les hommes et les femmes (plus favorable pour les hommes que pour les femmes) au niveau de la connaissance et l’utilisation des technologies de production rizicole en Côte d’Ivoire et au Niger.
                                      
Au Bénin, par contre, les agricultrices ont un meilleur accès que les hommes aux connaissances agricoles. Cependant, aucun impact positif n’a été observé sur leur niveau d’utilisation des techniques rizicoles. Ceci peut être dû à la vulnérabilité des femmes à la pauvreté et au manque de soutien financier.

L’étude recommande qu’en complément des approches formelles de la vulgarisation, des approches d’apprentissage interactif en milieu rural telles que les vidéos paysan-à-paysan pourraient être adoptées pour aider les paysans à comprendre les principes sous-jacents des technologies améliorées et renforcer leur capacité à adopter et/ou à innover avec les ressources locales ou les ressources limitées.

Et l’étude de conclure que « la vidéo semble être un outil puissant pour résoudre le problème de biais de sélection des participants dans la formation conventionnelle et pour équilibrer le rapport de force au sein des organisations paysannes. »

Tuesday, February 27, 2018

Asia shares key strategies for rice value chain success with West Africa

“Asia’s rice value chain has undergone a rapid transformation and it is now highly integrated and organized,” said Dr Harold Roy-Macauley, Africa Rice Center (AfricaRice) Director General. “We need to identify relevant upstream, midstream and downstream strategies from Asia, which could be applicable in West Africa, to make its rice value chains competitive and transformational, so that they can effectively contribute to food security in the sub-region.”

Making these remarks during a consultation workshop on comparative rice competitiveness, hosted by AfricaRice, 29 January to 1 February 2018, in Abidjan, Côte d’Ivoire, Dr Roy-Macauley further explained, “The premise of this consultation workshop is that major rice-producing countries of Asia and West Africa have much in common, relating to the development of rice value chains, so it is important to facilitate sharing of knowledge and experience.”

Key ingredients of Asia’s rice success story, such as strong country commitment, enabling policy environment, long-term investments in infrastructure and research, emphasis on the development of the entire value chain, and market-driven approach with focus on consumer needs, were highlighted at the workshop, which was jointly organized by AfricaRice, the World Bank and the West and Central African Council for Agricultural Research and Development (CORAF/WECARD).

Other critical success factors that emerged were professionalization of value chain actors, strong farmers’ organizations, use of high-yielding varieties and mechanization, credit support system, creation of market outlets for domestic production, private sector participation in the provision of inputs, enabled private sector milling, quality assurance mechanisms, branding and promotional activities, and administered procurement and distribution systems.

Rice is the most important source of food calories in West Africa, and is recognized as a strategic crop by Africa’s heads of state. However, rice production has not been able to satisfy the increases in demand caused by population growth, rapid urbanization and preferences of consumers, who are increasingly more demanding in terms of better quality rice. Local rice sells at a discounted price due to perceptions about its poor quality.

“Our experience with the West Africa Agricultural Productivity Program (WAAPP), a World Bank-supported and CORAF/WECARD-facilitated regional program, has shown us that it is not sufficient to increase local rice production and think that it will replace imported rice,” said DrAbdoulaye Touré, Lead Economist, World Bank Agriculture Global Practice. “Our rice value chain needs to be better integrated and capable of competing with imported rice in terms of quality.”

Insights from an ongoing World Bank study on policy, institutional and public/private investment drivers of successful rice value chain development in selected Asian countries (Cambodia, India and Thailand) were presented at the workshop with a view to inform the West Africa Agricultural Transformation Program (WAATP) – a newly proposed World Bank-facilitated regional program – and other interventions towards rice self-sufficiency.

The findings of the World Bank study were complemented by presentations on their respective national rice sector from representatives of the three Asian countries. In addition, presentations on the role of rice value chains in national rice development strategies were made by focal points of five West African countries (Côte d’Ivoire, Ghana, Mali, Nigeria and Senegal).

As part of the ‘Continental Investment Plan for accelerating Rice Self-Sufficiency in Africa (CIPRiSSA)’ initiative led by AfricaRice, evidence-based approaches to accelerating rice self-sufficiency, with focus on projections of additional investments to be made in priority segments of the rice value chain and timelines for reaching self-sufficiency, were also presented.

About 55 participants from Africa and Asia, including representatives from governments, regional and sub-regional organizations (CORAF/WECARD), agriculture-related initiatives [Coalition for African Rice Development (CARD) and Grow Africa], research institutes, donor community, non-governmental organizations, development banks, farmers’ cooperatives, millers and agri-business sector, took part in the consultation workshop.

Major development partners, notably the African Development Bank (AfDB), the Alliance for a Green Revolution in Africa (AGRA), the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), the Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), the International Fund for Agricultural Development (IFAD), the Japan International Cooperation Agency (JICA) and the World Bank, also participated actively.

Participants expressed their satisfaction with the opportunity to exchange information and experience between the more established value chain players from Asia as well as the emerging players from Africa. They discussed the possibility of having more of such exchanges by establishing a South-South cooperative platform in this domain. The development partners unanimously conveyed their support to the African countries in driving their own agendas for developing efficient rice value chains.

They also endorsed the CIPRiSSA initiative, which is a powerful tool developed by AfricaRice to be used by African countries to aid investment decision-making to speed up rice self-sufficiency. They, however, concluded that CIPRiSSA could be more efficient if it proposes more than one scenario in its projections for attaining rice self-sufficiency.

Preliminary recommendations that emerged from the workshop to upgrade West Africa’s rice value chains include the following:
  • Policy: Governments in West Africa should pursue their support to the continued development of the rice value chain with focus on the establishment and implementation of adequate public policies and improved basic infrastructure, such as irrigation and storage facilities, access roads and power supply.
  • Production: The establishment of farming groups in various agro-ecological zones that would grow fewer (maximum of two to five) market-preferred rice varieties as opposed to the traditional practice of growing several varieties. This will reduce grain mixtures and would be an incentive for capturing the lucrative urban, regional and international rice markets in Africa.
  • Marketing strategy: The classification of quality milled rice in West Africa, aimed at targeting different markets with different pricing, should be encouraged. Cross-border paddy trade that enables other countries to process rice and add value for their markets should be investigated.
  • Data: The on-going work on CIPRiSSA, involving the collection and analyses of credible data to guide investments in the rice value chain in West Africa, should be sustained.
  • Creating synergy among various rice value chain initiatives: Various initiatives on improving rice value chain that exist in each country should align themselves to the national rice development strategy. This could be facilitated through the establishment of the Support System for Accelerating Rice Self-Sufficiency in Africa (SSARSSA) proposed by AfricaRice. SSARSSA will help expand the CIPRiSSA studies to other countries and sustain rice self-sufficiency in Africa.
Participants formed into working groups to distil lessons on rice productivity, production, trade, quality issues, processing, aggregation, regional synergies, design of supply chain, policy tools, public investments, risk mitigation, and job creation. These will be delineated in a policy brief.
Expressing his gratitude on behalf of the West African countries participating in the workshop, Mr Moustapha Sissoko, CIPRiSSA focal point, Government of Mali, stated, “We will submit to our government authorities the comprehensive report of this important workshop and draw the attention of our policy-makers to its full recommendations.”

During the concluding session, Dr Touré said that the World Bank study on ‘Rice Value Chain development: Guiding principles from Asia,’ will also be shared with policy-makers and other stakeholders, once it is finalized. “Stakeholders have a lot of expectations from Africa as far as the rice sector is concerned and they strongly believe that Africa can play a big role in feeding not only itself, but also the world.”

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L’Asie échange avec l’Afrique de l’Ouest les stratégies clés pour la réussite de la chaîne de valeur du riz

« La chaîne de valeur du riz en Asie a subi une transformation rapide et est maintenant très bien intégrée et organisée, » a fait remarquer Dr Harold Roy-Macauley, Directeur général du Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice). « Il nous faut identifier des stratégies appropriées en amont, à mi-parcours et en aval d’Asie, qui pourraient être applicables en Afrique de l’Ouest, pour rendre ses chaînes de valeur compétitives et transformationnelles, afin qu’elles puissent contribuer efficacement à la sécurité alimentaire dans la sous-région.»

Faisant ces remarques lors d’un atelier de concertation sur la compétitivité comparative du riz, abrité par AfricaRice du 29 janvier au 1er février 2018, à Abidjan, Côte d’Ivoire, Dr Roy-Macauley a en outre expliqué, « Le principe de cet atelier de concertation est que les principaux pays producteurs de riz en Asie et en Afrique de l’Ouest ont beaucoup de choses en commun en ce qui concerne le développement des chaînes de valeur du riz. Il est donc important de faciliter le partage des connaissances et des expériences. »

Les ingrédients clés de l’expérience réussie de la riziculture asiatique tels que l’engagement fort des États, un environnement politique favorable, les investissements à long terme dans les infrastructures et la recherche, l’accent sur le développement de l’ensemble de la chaîne de valeur, de même que l’approche axée sur le marché avec un accent sur les besoins des consommateurs, ont été mis en exergue pendant cet atelier organisé conjointement par AfricaRice, la Banque mondiale et le Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF/WECARD).

La professionnalisation des acteurs de la chaîne de valeur, les organisations paysannes fortes, l’utilisation des variétés à haut rendement et la mécanisation, le système d’appui au crédit, la création de marchés pour la production nationale, la participation du secteur privé à l’approvisionnement des intrants, l’usinage du riz par le secteur privé, les mécanismes d’assurance qualité, le marquage et les activités promotionnelles, et les systèmes d’achat et de distribution réglementés ont également été d’autres facteurs importants de succès qui ont émergé.

Le riz est la principale source de calories alimentaires en Afrique de l’Ouest, et est reconnu comme étant une culture stratégique par les chefs d’États africains. Cependant, la production rizicole n’a pas pu satisfaire les hausses de la demande causées par la croissance démographique, l’urbanisation rapide et les préférences des consommateurs, qui sont de plus en plus exigeants en termes de meilleur qualité de riz. Le riz local se vend au prix réduit à cause des perceptions sur sa mauvaise qualité.

« Notre expérience avec le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), un programme régional facilité par la Banque mondiale et le CORAF/WECARD, nous a montré qu’il ne suffit pas d’accroître la production du riz local et penser qu’il va remplacer le riz importé, » a déclaré Dr Abdoulaye Touré, Chef économiste, World Bank Agriculture Global Practice. « Il faut que notre chaîne de valeur du riz soit mieux intégrée et capable de concurrencer le riz importé en termes de qualité. »

Les résultats préliminaires d’une étude en cours de la Banque mondiale sur la politique, les facteurs institutionnels et les investissements publics/privés du développement réussi de la chaîne de valeur du riz dans des pays sélectionnés d’Asie (Cambodge, Inde et Thaïlande) ont été présentés lors de l’atelier en vue d’informer le Programme de transformation agricole en Afrique de l’Ouest (PTAAO) – un nouveau programme régional facilité par la Banque mondiale – et d’autres interventions visant l’autosuffisance en riz.

Les résultats de l’étude de la banque mondiale ont été complétés par des présentations sur leur secteur rizicole national respectif faites par les représentants des trois pays asiatiques. En outre, des présentations sur le rôle des chaînes de valeur du riz dans les stratégies nationales de développement rizicole ont été faites par les points focaux de cinq pays ouest africains (Côte d’Ivoire, Ghana, Mali, Nigeria et Sénégal).

Dans le cadre de l’initiative du Plan continental d’investissement pour accélérer l’autosuffisance en riz en Afrique (CIPRiSSA) dirigée par AfricaRice, les approches basées sur des preuves en vue d’accélérer l’autosuffisance en riz, avec un accent sur les projections des investissements supplémentaires à faire dans les segments prioritaires des chaînes de valeur du riz de même que les délais pour atteindre l’autosuffisance, ont été aussi présentés.

Environ 55 participants venus d’Afrique et d’Asie, y compris les représentants des gouvernements, des organisations régionales et sous-régionales (CORAF/WECARD), des initiatives agricoles [Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (CARD) etGrow Africa], des institutions de recherche, de la communauté des donateurs, des organisations non gouvernementales, des banques de développement, des coopératives d’agriculteurs, du secteur des usines et de l’agro-industrie, ont pris part à l’atelier de concertation.

Les principaux partenaires au développement, notamment la Banque africaine de développement (BAD), l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), le Fonds international de développement agricole (FIDA), l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et la Banque mondiale, ont aussi participé activement.

Les participants ont exprimé leur satisfaction par rapport à l’opportunité d’échanger les informations et les expériences entre des acteurs solides de la chaîne de valeur venus d’Asie de même que les acteurs émergeants venus d’Afrique.

Ils ont discuté de la possibilité d’avoir plus d’échanges de ce genre en mettant en place une plateforme coopérative Sud-Sud dans ce domaine. Les partenaires au développement ont, à l’unanimité, accordé leur soutien aux pays africains à conduire leurs propres programmes en vue de développer des chaînes de valeur du riz efficaces.

Ils ont aussi adhéré à l’initiative du CIPRiSSA, qui est un outil puissant développé par AfricaRice à être utilisé par les pays africains pour les aider dans la prise de décision des investissements visant à accélérer l’autosuffisance en riz. Cependant, ils ont conclu que le CIPRiSSA pourrait être plus efficace s’il propose plusieurs scénarios dans ses projections de l’atteinte de l’autosuffisance en riz.

Les recommandations préliminaires issues de l’atelier pour renforcer les chaînes de valeur du riz en Afrique de l’Ouest incluent les suivantes :
  • Politique : Les gouvernements en Afrique de l’Ouest doivent poursuivre leur soutien au développement continu de la chaîne de valeur du riz avec un accent sur la mise en place et la mise en œuvre de politiques rizicoles adéquates et des infrastructures de base améliorées, telles que les équipements d’irrigation et de stockage, les routes de desserte et l’électrification.
  • Production : La création de groupements de producteurs dans les différentes zones agro-écologiques qui cultiveraient un nombre réduit (maximum deux à cinq) de variétés de riz prisées sur le marché à la différence de la pratique traditionnelle de cultiver plusieurs variétés. Cela permettra de réduire le mélange de grains et sera une incitation pour conquérir les marchés de riz lucratifs aux niveaux urbain, régional et international en Afrique.
  • Stratégie de commercialisation : La classification du riz usiné de qualité en Afrique de l’Ouest, visant à cibler différents marchés avec différentes fixations de prix, doit être encouragée. Des études doivent être faites sur le commerce transfrontalier du paddy qui permet à d’autres pays de transformer le riz et de le valoriser pour leurs marchés.
  • Données : Le travail en cours sur le CIPRiSSA, impliquant la collecte et l’analyse de données crédibles pour guider les investissements dans le domaine des chaînes de valeur du riz en Afrique de l’Ouest, doit être soutenu.
  • Création d’une synergie entre les différentes initiatives des chaînes de valeur du riz : Les différentes initiatives existantes sur l’amélioration des chaînes de valeur du riz dans chaque pays doivent s’aligner sur la stratégie nationale de développement rizicole. Cela pourrait être facilité par la mise en place du Système d’appui pour l’accélération de l’autosuffisance en riz en Afrique (SSARSSA) proposé par AfricaRice. SSARSSA aidera à étendre les études du CIPRiSSA à d’autres pays et à soutenir l’autosuffisance en riz en Afrique.
Les participants ont formé des groupes de travail afin de tirer des leçons sur la productivité, la production, le commerce, les questions de qualité, la transformation, l'agrégation, les synergies régionales, la conception de la chaîne d'approvisionnement, les outils politiques, les investissements publics, l'atténuation des risques et la création d'emplois. Celles-ci seront définies dans une note de politique.
Exprimant sa gratitude au nom des États ouest africains participant à l’atelier, M. Moustapha Sissoko, point focal du CIPRiSSA, gouvernement du Mali, a déclaré, « Nous allons soumettre aux autorités de notre gouvernement le rapport exhaustif de cet important atelier et attirer l’attention de nos décideurs politiques sur l’ensemble de ses recommandations. »

Lors de la session de clôture, Dr Touré a dit que l’étude de la Banque mondiale sur le thème « Développement des chaînes de valeur du riz : principes directeurs venus d’Asie » sera aussi partagée avec les décideurs politiques et autres partie-prenantes, une fois qu’elle sera finalisée. « Les parties-prenantes attentent beaucoup de l’Afrique en ce qui concerne le secteur rizicole et ils sont convaincus que l’Afrique peut jouer un grand rôle à se nourrir elle-même, mais aussi à nourrir le monde entier. »

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