Wednesday, March 7, 2018

International Women’s Day: Addressing gender gaps in Africa’s rice sector


Women play a vital role in rice production systems and rice value chains in Africa. Yet in many countries and communities, they lack equal access to technical knowledge and technologies and control over assets and productive resources that are essential to improve their households’ food security and livelihoods.

AfricaRice strongly believes that closing the gender gap in Africa’s rice sector will maximize its impact on food and nutrition security and poverty alleviation. The Center has long been associated with the participatory varietal selection (PVS) approach, where special attention is given to getting feedback from women farmers.

“Our focus is to increasingly move towards gender-responsive research and reduce existing gender inequalities in rice farming and rice value chains,” stated Dr Gaudiose Mujawamariya, AfricaRice gender specialist. “Knowledge, criteria, needs and preferences of men and women farmers/users will be given importance at all stages of the research cycle.”

“The adoption of this strategy will help us to better integrate gender issues in the whole rice research-for-development cycle for an effective and sustainable impact on actors’ livelihoods in Africa,” said Dr Harold Roy-Macauley, AfricaRice Director General.

As part of its activities, AfricaRice is assessing gender gaps in access to information on improved agricultural practices, which is critical to enhance productivity and marketing opportunities.

A study by Zossou et al. titled ‘’Gender gap in acquisition and practice of agricultural knowledge: case studyof rice farming in West Africa,” revealed that the most quoted source in acquiring knowledge and information on rice farming technologies was ‘colleague farmers,’ implying the importance of social capital for rural African farmers.

The analysis also showed a significant gender gap in the level of knowledge and use of rice farming technologies in Côte d’Ivoire and Niger, with greater advantage for men over women. In Benin, on the other hand, women farmers seem to have better access than men to agricultural knowledge sources. No positive impact was however observed on their level of use of rice techniques. This maybe because of the vulnerability of women to poverty and lack of financial support.

The study recommends that, as a complement to formal extension approaches, interactive rural learning approaches, such as farmer-to-farmer videos, could be adopted to help farmers understand the underlying principles of improved technologies and enhance their ability to adopt and or innovate with local or limited resources.

“Video seems to be a powerful tool to solve the problem of participant selection bias in conventional training and to dilute the leadership power issue within farmer organizations,” the study concluded.

Journée internationale de la femme : Combler l’écart entre les hommes et les femmes dans le secteur rizicole en Afrique


Les femmes jouent un rôle essentiel dans les systèmes de production et dans les chaînes de valeur du riz en Afrique. Cependant, dans de nombreux pays et communautés, elles ne bénéficient pas d’un accès équitable à la connaissance technologique et aux technologies, et ne contrôlent pas les biens et les ressources productives qui sont essentiels pour améliorer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de leurs ménages.

AfricaRice est convaincu que combler le fossé entre les hommes et les femmes dans le secteur rizicole en Afrique permettra de minimiser son impact sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la réduction de la pauvreté. Le Centre a été longtemps associé à l’approche de la sélection variétale participative (PVS), où une attention particulière est accordée au feedback reçu des productrices.

« Notre priorité est d’aller de plus en plus vers une recherche sensible au genre et de réduire les inégalités existantes entre hommes et femmes dans la riziculture et dans les chaînes de valeur du riz, » a déclaré Dr Gaudiose Mujawamariya, spécialiste du genre à AfricaRice. « L’importance sera donnée à la connaissance, aux critères, aux besoins et aux préférences des hommes et des femmes producteurs/utilisateurs à tous les stades du cycle de la recherche. »

« L’adoption de cette stratégie nous aidera à mieux intégrer les questions de genre dans l’ensemble du cycle de recherche rizicole pour le développement en vue d’un impact effectif et durable sur les moyens d’existence des acteurs en Afrique, » a annoncé Dr Harold Roy-Macauley, Directeur général d’AfricaRice.

Dans le cadre de ses activités, AfricaRice évalue les écarts entre les hommes et les femmes dans l’accès à l’information sur les pratiques agricoles améliorées, ce qui est important pour améliorer la productivité et les opportunités de commercialisation.

Une étude réalisée par Zossou et al. intitulée « Gender gap in acquisition and practice ofagricultural knowledge: case study of rice farming in West Africa, » a révélé que la source la plus citée dans l’acquisition de la connaissance et des informations sur les technologies rizicoles était les ‘collègues paysans,’ ce qui implique l'importance du capital social pour les agriculteurs africains ruraux.

L’analyse a aussi fait ressortir un écart considérable entre les hommes et les femmes (plus favorable pour les hommes que pour les femmes) au niveau de la connaissance et l’utilisation des technologies de production rizicole en Côte d’Ivoire et au Niger.
                                      
Au Bénin, par contre, les agricultrices ont un meilleur accès que les hommes aux connaissances agricoles. Cependant, aucun impact positif n’a été observé sur leur niveau d’utilisation des techniques rizicoles. Ceci peut être dû à la vulnérabilité des femmes à la pauvreté et au manque de soutien financier.

L’étude recommande qu’en complément des approches formelles de la vulgarisation, des approches d’apprentissage interactif en milieu rural telles que les vidéos paysan-à-paysan pourraient être adoptées pour aider les paysans à comprendre les principes sous-jacents des technologies améliorées et renforcer leur capacité à adopter et/ou à innover avec les ressources locales ou les ressources limitées.

Et l’étude de conclure que « la vidéo semble être un outil puissant pour résoudre le problème de biais de sélection des participants dans la formation conventionnelle et pour équilibrer le rapport de force au sein des organisations paysannes. »